Vers la fin du roaming payant chez les opérateurs téléphoniques

Le trublion des télécoms, Free Mobile, a annoncé ce matin l’inclusion toute l’année d’une enveloppe de communications depuis l’étranger dans son forfait à 19,99€. Une annonce qui va bientôt sonner le glas des factures gonflées après un voyage à l’étranger.

« Une grande annonce dans l’univers du mobile ! » C’est en ces termes que Xavier Niel a teasé ces derniers jours sur sa nouvelle trouvaille pour attirer le chaland : l’inclusion du roaming dans son plus gros forfait. Le roaming, c’est l’utilisation de son téléphone depuis un autre pays que le sien, une pratique qui peut vite faire grimper la facture. Depuis ce matin, les abonnés à Free Mobile pourront sans frais supplémentaires appeler, envoyer des SMS en illimité, et utiliser 5 gigas d’internet par mois, dans près de 35 pays (Europe, États-Unis, DOM…). Une avancée pour les 11 millions d’abonnés à l’opérateur qui avaient le droit jusqu’à présent à un roaming de 35 jours par an seulement.

Chez les concurrents, c’est une toute autre pair de manches. Si les abonnés ne s’organisent pas pour acquérir une carte SIM locale dans le pays visité, ou ne souscrivent pas auparavant un pass spécial, le montant du hors-forfait peut vite s’envoler. Chez Orange, émettre un appel d’1 minute depuis les États-Unis coûte 1,18€ ! Et une séance de surfing sur internet, c’est bien pire… Comptez 13,31 € la consommation d’un petit mégaoctet !

Mais la situation est actuellement en train de changer pour les communications intra Union Européenne. En effet, la Commission prévoit la fin des frais de roaming à partir du 15 juin 2017 pour tous les européens. Mais pour éviter les abus de la part de certains abonnés, les clients devront toujours passer la majorité de leurs communications depuis leur pays d’origine.

Ce grand changement est la suite logique d’un processus entamé par la Commission Européenne en 2016. C’est un plafonnement de ces fameux frais de roaming en Europe qui avait été décidé. Au grand damne des opérateurs téléphoniques qui, via des actions de lobbying, ont tentés de ralentir l’application de la mesure. En effet, la facturation de frais d’itinérance est un business juteux pour le secteur de la téléphonie mobile. Ils tirent généralement entre 10% et 15% de leurs revenus grâce à cette activité controversée. Et l’arme que risquent alors d’invoquer les télécoms dans les prochains mois, c’est l’augmentation des prix des forfaits…

Florian Pierrat

Crédit photo une : Reuters

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