L’Église accusée une nouvelle fois d’abus sexuels

L’église est accusée d’abus sexuels par « Cash investigation », en collaboration avec Mediapart, dans un nouveau reportage dévoilé mardi 21 mars sur France 2. Trente-deux cas, qui auraient été couverts par vingt-cinq évêques, y sont dénoncés.

Crédit photo : AFP

L’Église française est de nouveau au coeur d’un scandale sexuel. En 2016 déjà, l’affaire Barbarin avait fait la Une de tout les médias, le cardinal n’ayant pas tenu au courant des actes pédophiles qui se déroulait au sein du diocèse de Lyon. Cette année, Mediapart met au jour une affaire similaire, après un an d’enquête, concernant cette fois ci vingt-cinq évêques (donc cinq toujours en activités) qui auraient couvert des abus sexuels, et ce, depuis le début des années 60. Trois-cent-trente-neuf personnes, mineures mais aussi majeures, auraient été les victimes de différents prêtres (trente-deux pour être exact). Les évêques mise en causes n’auraient pas saisis la justice au moment des faits, soit car ils n’y prêtaient pas attention, ou soit parce qu’ils protégeaient volontairement leurs congénères. Dans cette situation, les évêques faisaient en sorte de muter les agresseurs afin qu’il n’y ai pas de poursuite, histoire de les  » faire oublier ».

Plus de la moitié des affaires se sont passés après l’an 2000. Or, en 2001,  la conférence des évêques de France avait pourtant instauré des normes très strictes concernant ce genre de cas, notamment le fait qu’il était obligatoire de dénoncer les partisans de l’Église abusant sexuellement de quelqu’un.

Suite à cette nouvelle révélation de la part de Mediapart,  la justice va s’emparer de ces affaires, et les évêques, ainsi que les agresseurs, vont être probablement inculpés. Dans le cas des évêques, ceux-ci devraient encourir une peine  de trois ans d’emprisonnement, ainsi qu’une amende.

Marine Desquand

Crédit photo à la Une : François Guillot / AFP

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