Syrie : Damas rattrapé par la guerre

De violents combats ont eu lieu dans la banlieue est de Damas, dimanche après une attaque surprise lancé par les rebelles et les djihadistes en direction du centre ville de la capitale syrienne. L’armée gouvernementale a lancé une contre-offensive pour reprendre les positions perdues.

C’est l’une des offensives les plus violentes contre Damas, depuis le début de la guerre  il y six ans. Dimanche, rebelles et djihadistes ont lancé une vaste offensive depuis le quartier de Jobar, encore sous contrôle des insurgés. L’ attaque surprise était destiné à soulager les rebelles, acculés dans trois quartiers du nord de la capitale, selon l’observatoire syrien des droits de l’homme. Utilisant deux voitures piégées ainsi que plusieurs kamikazes, les assaillants se sont engouffrés dans le quartier des abassides dans le centre de Damas, se rapprochant au plus près du cœur de la capitale syrienne depuis 2 ans. Grâce à cette avancée, les rebelles ont pu pendant quelques heures faire la jonction entre le quartier de Jobar et le quartier de Gaboun, plus au nord. 

Une nouvelles offensive djihadiste

Malgré la reprise des positions perdues la veille, l’aviation syrienne a multiplié les frappes contre les quartier insurgés lundi matin. Les raids se sont poursuivis dans l’aprem midi avec moins d’intensité, à mesure que l’armée au sol, avançait. 

Mardi 21 mars, peu avant l’aube, une coalition rebelle a lancé un nouvel assaut contre les forces du régime dans l’est de la capitale. À la mi-journée, les forces de l’opposition ont annoncé avoir repris les positions qu’elles avaient conquises puis perdues la veille :  une zone industrielle séparant les quartiers assiégés de Jobar et Qaboun et une partie de la gare routière des Abassides, proche du centre ville. D’après l’observatoire syrien des droits de l’homme, au moins 72 morts sont à déplorer du côté gouvernemental et 34 du côté des factions rebelles. Ces violences interviennent alors qu’un nouveau round de négociations doit avoir lieu entre régime et opposition à partir de jeudi à Genève, son l’égide de l’ONU. 

Depuis le début du conflit , en mars 2011, 400 000 personnes ont Péri alors que les négociations de paix et tout les efforts diplomatiques pour trouver une solution à ce conflit, ont pour l’instant échoué.  

Jérémy Guerlot

crédit photo : Amer Almohibany/AFP

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