Un réseau de viandes avariées brésiliennes démantelé

Depuis la mise au jour du « carne fraca », un scandale de viande avariée, vendredi dernier, le monde craint désormais les importations brésiliennes.

« Des fonctionnaires recevaient des pots-de-vin pour faciliter la production d’aliments avariés, en émettant des certificats sanitaires sans avoir effectué d’inspections. »

Le communiqué de la police brésilienne a révélé l’existence vendredi d’un nouveau scandale de corruption dans le pays. Après Petrobras, et la société publique pétrolière, c’est le secteur de la viande bœuf qui est touché. 309 mandats judiciaires ont été dressés pour l’affaire, et les forces de police ont procédé à 27 interpellations. Toujours selon le communiqué, les malfaiteurs ont tenté de masquer le mauvais aspect des produits grâce à l’utilisation de substances classées cancérigènes. Les viandes avariées contenaient des bactéries telles que des salmonelles.

La France recommande la viande tricolore

Conséquence, les exportations de viandes brésiliennes risquent de prendre un coup. La Chine, deuxième importateur de boeufs et volailles brésiliens, et la Corée du Sud ont suspendu hier l’entrée de ces aliments sur son territoire, tout comme le Chili. Plus près de chez nous, les services vétérinaires de l’Union Européenne vont tenir une réunion ce vendredi sur le sujet. Mais en attendant, les dirigeants européens veulent s’assurer que les entreprises brésiliennes impliquées n’aient plus l’autorisation d’exporter vers l’Europe.  Les récentes négociations commerciales, déjà compliquées, entre le Mercosur et l’Union Européenne risquent d’être impactées par ce scandale.

En France, Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture a demandé ce mardi que les contrôles des viandes importées du Brésil doivent être renforcés. Mais la France ne veut pas que l’image de la viande soit écornée. Il rappelle que le consommateur est mieux « assuré » avec le label « Viande de France », qui certifie que l’animal est né, élevé, et abattu en France.

Florian Pierrat

Crédit photo une : Vanderlei Almeida / AFP

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